Châteaubriant, baronnie, ville et paroisse



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Section deuxième

Notes de la page 1




1. Nous ne croyons pas être bien loin de la vérité, en lui assignant la fin du XVIIe siècle.

2. Ce mot vient-il de Jovis, Jupiter, - ou de juvans, qui aide, porte secours, - ou de juventa, jeunesse, déesse de la jeunesse, qui rend ou conserve la jeunesse, comme le disaient les poëtes de l'antique fontaine de Jouvence, dans la Grèce.

Il existe à Jublains (Mayenne), si connu par ses antiquités romaines et notamment par son magnifique castellum, intact encore dans certaine parties, une fontaine de Jovence ou Jouvance, près d'une ferme portant le même nom.

C'est une sorte de trou garni de pierres mal appareillées et mal taillées. – Elles n'offrent point les propriétés médicales ou thermales si recherchées des Romains. – On ne lui attribue point la vertu de rajeunir, comme son nom pourrait le faire supposer.

Autrefois, dit-on, elle était hantée par des vieillards et des femmes vêtues de blanc, tradition qui lui serait commune avec beaucoup d'autres sources.

On dit aussi que Jules César y prenait des bains. – Il n'y a point de ruines à côté.

Quelques archéologues modernes pensent que le nom de Jovence devait indiquer le voisinage d'un temple de Jupiter (Jovis), ou la consécration de la fontaine du maître des dieux. (Note fournie par M. L. de la Sicotière.)

C'est aussi notre avis particulier, qui est appuyé sur l'usage qu'avaient les payens de consacrer à Jupiter les hauts lieux, montagnes et monticules, et de leur donner son nom. Or, si l'on considère attentivement la position qu'occupe la forteresse que nous appelons encore le donjon, et si l'on fait abstraction des amas de terre que huit siècles ont accumulés successivement autour du castrum de Brient, on n'aura pas de peine à croire que ce rocher, relativement élevé, avait dû depuis longtemps attirer l'attention religieuse des premiers habitants gaulois ou romains.

3. 6 août 1805.







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