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La famille Hochedé de la Pinsonnais


L'hôtel de la Houssaye


Né le 27 mars 1719 à Nozay, François Hochedé de la Pinsonnais, avocat au Parlement de Bretagne, épousa Catherine Le Normant de la Baguais, le 15 juillet 1755 à Châteaubriant. Il construisit cet hôtel en 1769, sur l'emplacement d'une maison, dite "des Roys", qui s'était écroulée en ensevelissant huit personnes.

L'hôtel est la seconde maison à droite.
Carte Postale de la Grande-Rue - Châteaubriant


Situé dans la Grande Rue, dans le quartier aristocratique, le nouvel hôtel s'appelle l'hôtel Hochedé, ainsi qu'en témoignent des lettres conservées dans les archives de la famille de la Pinsonnais. Ce n'est qu'en 1780 qu'il prendra son nom actuel, avec le mariage de l'héritière de François de la Pinsonnais, Victoire Madeleine, née à Châteaubriant le 22 juillet 1760, et François de la Houssaye, Chevalier et seigneur de la Villechauve, lieutenant des vaisseaux du roi et Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint Louis (originaire de St-Martin sur Oust, Morbihan et domicilié à Redon).

Ce mariage, célébré par l'oncle de l'époux, "Chanoine régulier trinitaire prieur de Cadoudal", à Châteaubriant, le 10 avril, apportera donc l'hôtel dans la famille de la Houssaye qui lui donnera son nom. François de la Houssaye, qui deviendra le chef de sa famille, s'installera dans cet hôtel à Châteaubriant. Il mourra à Nantes le 10 septembre 1806. Son beau-père François Hochedé de la Pinsonnais était lui décédé à Châteaubriant le 8 mars 1789 à l'âge de 69 ans.

Le style de l'hôtel de la Houssaye, avec ses deux étages, l'intérieur et les jardins fait penser aux "Folies" nantaises, élevées à la même époque. Les balcons en fer forgé, ainsi que l'escalier, sont des plus beaux et rappellent la richesse du bâtisseur, qui comptait parmi les plus influents habitants de la ville.

François de la Houssaye avait été porté émigré durant la Révolution, et, lui appartenant, l'hôtel aurait du être confisqué. En réalité, il servait dans la Grande Armée Catholique et Royale, ce qui est prouvé par le tracé d'un plan de sa main destiné à accueillir le secours des Anglais au débouché de la Villaine. Ce qui sauva l'hôtel, c'est l'acharnement du poète Le Normand de la Baguais, qui servit sa cause auprès des autorités, arguant que l'hôtel appartenait à sa soeur, Catherine Le Normant, veuve de François de la Pinsonnais. Légalement, elle considérait son gendre comme locataire de cet immeuble.

Lors de la mort de ce poète, en l'hôtel le 15 septembre 1796, les généraux républicains Muscar et Sigisbert Hugo (père d'un autre poète beaucoup plus connu, Victor Hugo), y avaient établit depuis le début de l'année leur état major, bien que les opinions de l'entourage de la famille Hochedé de la Pinsonnais semblaient plutôt favorable à la monarchie. Mais on ne leur a probablement pas demandé leur avis, d'autant plus que le maître des lieux combattait parmi les contre-révolutionnaires.

François de la Houssaye eut deux filles de sa femme Victoire Hochedé de la Pinsonnais. L'une épousa M. de Virel, châtelain du Plessis en St Aubin des Châteaux, et la seconde, qui hérita de l'hôtel de la Houssaye, épousa M. de Villemorge, originaire de Candé. C'est un de leur descendant qui vendit l'hôtel en 1808.

L'hôtel de la Houssaye.
Carte Postale de l'Hôtel - Châteaubriant


Aujourd'hui, l'hôtel existe toujours, sa façade est classé. Il a subi récemment une importante rénovation intérieure et est divisé en plusieurs appartements. Il aurait servi de fabrique au cours du siècle dernier, ce qui l'aurait dégradé (à vérifier). Un coiffeur occupe une partie du rez-de-chaussée.
© 1998-2010 A. de la Pinsonnais - Màj : 13 juin 2010