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Protestants alençonnais en 1686 (suite)


Suite du (puits) des Forges [1]



1. Guillaume (Lesage), agé de dix mois ; Marthe agée de 2 ans et Magdelaine agée de 6 ans, et la soeur dudt Lesage, agée de 35 ans.
Madeleine aux Nouvelles Catholiques.

Famille d'Abraham Lesage [2], né en 1646, fils de Samuel et Jeanne Desprez ; il avait épousé en 1678 Anne Leconte, née en 1646, fille de Guillaume et Elizabeth Boullay.
La liste des comparutions devant le Lieutenant général en 1699 mentionne bien cette famille comme « demeurant proche le Puy-des-Forges. » D'après les registres, trois enfants subsistaient en 1685, Madeleine, née en 1680, Philippe en 1682, Marie-Anne en 1683 ; ces deux derniers étant morts, sans doute, avant la confection du document. D'autre part, nous rappelons que les registres ne renferment aucun acte postérieur à 1685.
La soeur d'Abraham Lesage, Marie, était née en 1648. Elle avait donc 38 à 39 ans en 1687 et l'aînée des enfants, Madeleine, 6 à 7 ans. Observons que l'âge des personnes adultes n'est le plus souvent qu'approximatif dans notre document.
Madeleine aux Nouvelles Catholiques : Suggestion de l'Intendant plutôt que constatation d'un fait. La déclaration du roi, portant que «  Les enfants de ceux de la R. P. R. qui auront fait abjuration seront instruits dans la religion catholique », est du 17 juin 1683. Nous ne possédons aucune pièce relative aux pensionnaires des Nouvelles Catholiques avant 1706 [3], sauf avant 1685, dans quelques actes d'abjuration devant le Lieutenant général, la mention que la nouvelle convertie a été envoyée dans la maison de Mlle de Farcy.



2. Marie Pezé, veuve de Charles Le Conte, avec deux enfants, le premier nommé René Touchard du premier lit, le second nommé Guillaume Le Conte, agé de 12 ans, tous pour lors hors de la ville.

Aucun des deux mariages de Marie Pezé n'est mentionné dans les registres protestants d'Alençon, parce qu'elle était originaire de Bellême. Charles Leconte était lui-même de Bonnétable ; il mourut en 1680 laissant deux enfants qui avaient été baptisés à Alençon où il s'était fixé : Guillaume, né en 1676, et Marthe en 1680.
Le premier mari de la femme Pezé devait être fils de Charles Touchard, sieur de la Chesnais, mort à Alençon en 1637. Deux de ses soeurs, Marie et Madeleine Touchard, émigrèrent de bonne heure ; leurs biens étaient en régie en 1690.



3. Anne Ardesoif, veuve de Jean Boullay, avec quatre enfans, scavoir Pierre agé de 9 ans, Marguerite de 12 ans, Elizabeth de cinq ans et Anne de 4 ans.
Tous à prendre.

Anne Ardesoif, née en 1642, fille de Pierre et Jeanne Marette, avait épousé en 1672 Jean Boullay, fils de Jean et Marguerite Laudier, né en 1648, mort en 1683.
Les dates de naissance des enfants, d'après les registres sont les suivantes : Marguerite 1673, Elizabeth 1681, Anne 1683.
La mort du père en 1683, la confrontation des dates de naissance des enfants avec l'âge que le document étudié leur attribue, rendent impossible la rédaction de celui-ci en 1680 et nous confirment dans l'adoption de la date de 1687 comme étant la plus vraisemblable.
Nous ne reviendrons pas sur cette observation applicable à la plupart des autres articles.



4. Marie Taunay, veuve Ivan Boullay.

Marie Taunay, née en 1633, fille de Joachim et de Marthe Maussosson, avait épousé en 1675 Jean Boullay, dit l'aîné, né en 1616, mort en 1684.
Le prénom Ivan ne se rencontre pas dans les généalogies normamndes de cette époque ; c'est une mauvaise lecture pour Jehan forme ordinaire de ce mot.



5. Pierre Taunay, avec trois enfans, scavoir Nicolas, agé de 10 ans, Louise de 16 ans et Magdelaine de 15 ans, l'aisné nommé Abraham estant au service du Roy.

Pierre Taunay, fils de Joachim et de Marthe Maussosson, né en 1639, avait épousé en 1665 Marguerite Dubois, fille de Julien et Marguerite de Boislambert, veuve de René Pezé, laquelle mourut en 1676, lui laissant comme enfants : Abraham, né en 1666, Louise en 1671, Madeleine en 1672, Nicolas en 1675.



6. Jean Taunay, marchand, avec cinq enfans, scavoir Auguste agé de 23 ans estant au service du Roy, Jacques agé de 20 ans, Noemy agée de 25 ans, Magdelaine agée de 21 ans, et Elizabeth agée de 18 ans estant aux Nouvelles Catholiques. Jean Taunay, fils de Jean et Marie Lesage, né en 1629, avait épousé en 1660 Marthe Granger, née en 1629, fille d'Israël et Marthe Boullay. Les registres mentionnent comme enfants vivants en 1685 : Israël né en 1661, Noémy en 1663, Auguste 1665, Madeleine 1666, Elizabeth 1667 et Jacques 1668. La liste des protestants ayant comparu en 1699 qui contient cette famille signale « deux garçons, dont un à l'étranger depuis dix-sept ans et l'autre à Metz ». Le fils émigré de 1682 doit être l'aîné, Israël, que ne connaît pas le document de 1686 ; celui qui est noté à Metz, Auguste, qui avait embrassé la carrière des armes.



7. Abraham Le Roy et Suzanne Brancherie son épouse, avec trois filles, la première agée de 17 ans, Suzanne de 15 ans et Judic, agée de 14 ans. Abraham Le Roy, fils de Jean et Claire Lefebvre, né en 1643, épouse en 1666 Suzanne Brancherie, née en 1638, fille de Léonard et Jaquette Brisard. Ils ont pour enfants : Madeleine née en 1670, Suzanne en 1672, Judith en 1675.
Judic ou Judicq sont des orthographes fréquentes de l'époque.



8. Jacques de la Ville, et Renée Allix son épouse, avec trois filles et deux garçons, scavoir la première agée de 10 ans, Marthe de 9 ans, Marie de 6 ans, et les daux autres de 5 et de 4.
Toutes bonnes à prendre.

Jacques Delaville, né en 1649, fils de Piere et Marthe Boullay, épouse Renée Allix, née en 1647, fille de Marc et Elizabeth Herbron.
Enfants mentionnés : Elizabeth née en 1677, Marthe en 1678, Marie en 1681, Paul en 1682, Madeleine en 1684.
La liste de 1699 ne comprend plus les deux plus jeunes qui étaient probablement morts en bas âge, mais ajoute une fille Renée âgée de 12 ans, née par conséquent vers 1687.
Famille pauvre, remarque-t-elle ; la plus jeune enfant pourrait être mise à l'hôpital.
Renée Allix appartenait à la branche des Allix-Grandchamp, distincte de celle des Allix du Val qui fournit les deux pasteurs d'Alençon et de Charenton et l'avocat Daniel Allix.



9. Magdelaine Boullay, veuve Salomon Legendre avec deux garçons, le premier Titus agé de 12 ans, estant aux Nouveaux Catholiques, et Salomon, agé de 4 ans et demy.
Salomon à prendre.

Salomon Legendre, fils de Salomon et Marie Boullay, avait épousé en 1675 Madeleine Boullay, née en 1654, fille de Titus et Elizabeth Perrier.
Enfants : Titus né en 1676 et Salomon en 1683.
La famille Salomon Legendre descendant de celle de Jacques Legendre, ancien prêtre à Alençon, sous Lucas Caiget, qui se convertit au protestantisme vers 1560 et que nous trouvons en 1564, comme diacre de l'Eglise, parmi ceux qui cautionnèrent Contrières pour la fondation de son imprimerie. Par son testament de 1568 il léguait toute sa librairie de livres religieux à son frère Me Jean Legendre, ancêtre de Salomon.



10. Marie Boullay, veuve de Salomon Legendre, agée de 75 ans,

Salomon Legendre, sieur de la Brosse, père de Salomon, dont il est question dans l'article précédent, avait épousé Marie Boullay en 1635. Il devait être fils de Barnabé Legendre, fils de Jean, cité dans le rôle d'imposition de 1596 [4].



11. Jean Marie et Magdelaine Boullay sa femme et Pierre Boulay leur frère agé de 40 ans.

Jean Marie, que la liste de comparution de 1699 nous dit être courtier de veslin et qui est originaire de la vicomté du Sap, avait épousé en 1681 Madeleine Boullay, née en 1642, fille de Pierre et Noémy Picard.
Le frère de Madeleine Boullay, Pierre, était né en 1650 et n'était pas marié.



12. Pierre Ardesoif et Jeanne Mariette, avec une fille nommée Marguerite agée de trente ans.

Pierre Ardesoif, fils de Jean et Gabrielle Pasquier, avait épousé en 1640 Jeanne Marette (et non Mariette), fille de Margerin Marette de Cuissai, et de Marie Lesage. Enfants : Anne née en 1644, femme de Jean Boullay (voir ci-dessus n°3), Marguerite née en 1642 et Elizabeth née en 1647. Cette dernière pouvait être décédée depuis 1685 ; Marguerite était âgée de 42 ans et non de 30 en 1686.



13. Magdelaine Provost, veuve Jean Dibon, avec une fille agée de 23 ans, passées en Angleterre.
Jean Dibon, fils de Jean et d'Anne Ardesoif, était né en 1619. Il avait épousé en 1651 Madeleine Provost, fille de Josué et Françoise David, de la paroisse d'Anton. Leur fille Marie était née en 1664. Jean Dibon mourut en 1673.



14. Louise Provost, veuve d'Abraham Dibon, avec deux garçons, l'aisné Jacques agé de 23 ans, pour lors à Paris ; l'autre Ivan, agé de 21 ans,

Abraham Dibon, frère de Jean (article précédent), né en 1618, avait épousé en 1657 Louise Provost, soeur de Madeleine, femme de son frère. Il mourut en 1681.
Jacques Dibon, le fils mentionné, était né en 1663. Jean, son frère, ne figure pas sur les registres protestants.



15. Anne Ardesoif, veuve de Nicolas Maucesson.

Maucesson, mauvaise lecture pour Maussosson. - Nicolas Maussosson, sieur du Plessis, fils de Nicolas et de Marie de Beauchêne, mourut en 1680. Trois enfants sont mentionnés sur les registres : Marc, Marie et Marthe ; mais l'acte de mariage avec Anne Ardesoif n'y figure pas. Celle-ci est notée en 1699 comme âgée de 93 ans.
 
 
 


[1] Un des quartiers de la ville. Les premières pages du document manquent.
Collations officielles par le secrétaire du consistoire, destinnées au greffe du Tribunal : Baptêmes, 1616-1667. Mariages, 1626-1667. Inhumations, 1625-1667. Toutes cérémonies, 1668-1685. (Archives départementales de l'Orne, C. 387-389.)
[2] Abraham Lesage, comme beaucoup de ses coreligionnaires avait abjuré en décembre 1685 sous la menace des dragons. En 1688, après une prison préventive de deux ans, il fut condamné au bannissement et à la confiscation de ses biens « pour ne s'être pas découvert au passage du Saint Sacrement ». Le document de 1699 dit à son sujet : « A esté longtemps prisonnier dans le temps de la Révocation de l'Edit de Nantes pour quelques paroles trop libres ». Les deux inculpations se complètent sans doute et le cas de relaps semble surtout avoir été retenu par les juges. (Voir L. Duval, Etat de la généralité d'Alençon sous Louis XIV, 2e éd., p. LXVI, note.)
[3] Les lettres patentes de Louis XIV pour l'établissement des deux maisons des Monveaux et des Nouvelles Catholiques à Alençon sont d'octobre 1679. Mais on sait que l'instigatrice et fondatrice de cette nouvelle institution, Elizabeth de Farcy, s'occupait dès 1670, date de sa première supplique à l'évêque de Séez. La duchesse de Guise y appela les dames de l'Union chrétienne, dite de Saint-Chaumond à Paris ; Marguerite de Villers, soeur professe de cette maison, fut supérieure de la communauté d'Alençon, à partir de 1692.
[4] « imposition levée sur les habitants d'Alençon en 1596, à l'occasion de l'entrée du duc de Montpensier dans cette ville », publiée par H. Tournoüer, Société Historique et Archéologique de l'Orne, 1894, p. 117 et 215.
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